J'écoute Babylon Pressure

Y'a des endroits où l'on se retrouve, d'autres où l'on se perd,
y'a des sourires que l'on croise, d'autres qui ne s'oublient jamais,
y'a des yeux qui réparent la douleur, d'autres plutôt accusateurs,
y'a des yeux qui apaisent, d'autres qui font peur.
J'aime croiser des chemins, surtout ceux où l'on se perd,
j'aime nager dans le sable, boire là où l'on peut tomber,
j'aime prendre l'escalier quand on peut prendre l'ascenseur,
j'aime jouer la guitare à qui il faut accordeur.
Sans l'amour il n'y aurait plus de pervers,
sans armes il y aurait quand-même des guerres,
sans nucléaire y'a la machine à vapeur,
sans Mc Donald y'a les sandwich jambon-beurre.
Il me plaît ce vent frais qui adouci mes nerfs,
il me plaît ce passé que je ne connaitrais jamais,
il me plaît ce rêve où je fini dans le rouleau-compresseur,
il me plaît ce regard qui fait couler la sueur.
Avec passion j'apprend ce que je ne sais faire,
avec respect je me détruit à jamais,
avec réflexion je ne déclare que ma douleur,
avec alcool je bafouille mes ardeurs.
Malgrès la pression je ne cède qu'après le courant d'air,
malgrès l'opression je reste entêté,
malgrès les courants je ne parles qu'une fois noyé,
malgrès les moeurs je reste pieds à terre.
Incompris je me complais à sifflotter ces airs,
incompris je parcours des kilomètres sans destinées,
incompris je parles de ce qui vous fait frayeur,
incompris j'aimerais qu'elle ai sondé mon coeur.
Pour l'humanité j'appuirais sur le champignon nucléaire,
pour l'Homme en revenche je me sacrifierais,
pour des morts je ne planterais aucune fleur,
pour la planère je planterais des arbres.
Des choses valent plus que d'autres aux yeux de son propriétaire,
des injustices sont justifiés aux yeux de l'humanité,
des plaintes sont jouées par de très bons acteurs,
des bonheurs sont simulés par des enfants de coeur.
Je déteste être en retard sur l'horaire,
je déteste bafouer ce qui a fondé ma personnalité,
je déteste que l'on me conseil d'être un menteur,
je déteste cette fois où j'ai voulu ouvrir mon coeur.

T
J'écoute Babylon Pressure

# Posté le mardi 02 septembre 2008 15:50

Comme chez nous dit-donc !

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# Posté le dimanche 06 janvier 2008 13:52

Ar memes tra (La même chose)

Ar memes tra (La même chose)
Super bar breton espacé avec des jeux et un écran dans l'arrière salle.
Il y en a un à Rennes et l'autre à Saint-Brieuc.

Memes Tra
18 quai Emile Zola 35000 Rennes

&

Place de la cathédrale à Saint-Brieuc

# Posté le lundi 01 octobre 2007 14:34

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 10:11

Tryo - Récration

Et ouais, on a des nouveaux collèges
Collèges de l'impunité on va faire des bons élèves
Les enseignants s'ront armés,
Les classes en béton armé,
Quant à la cour de récré,
Conçue en fils barbelés.

Et ouais, enfin une nouvelle éducation
Travail, famille, patrie
Eduquons la nation
Vos gosses sont des Junkies
On les jette en prison
Ce sont de malpolis
Qu'ont des parents indécis

Et ouais, on prend des décisions
Les gens d'en bas sont mauvais en terme d'éducation
Puisqu'ils gèrent mal leurs mouflets
Puisqu'ils tiennent mal leur maison
On va leur sucrer
Les allocations

Allez fusillons les droits d'l'enfance
On avait trop avancé
Dans notre si jolie France
Enfermons les nouveaux nés
Avant qu'ils s'mettent à pleurer
Le calme c'est la santé
Faut pas s'laisser emmerder

Allez fusillons les droits d'l'enfance
Beaucoup de nos voisins,
En ont fait l'expérience
La prison fait du bien
Ca remet dans l'bon sens
Tu d'viendras un adulte
Sans passer l'adolescence

Allez fusillons les droits d'l'enfance
Augmentons l'temps d'travail
Diminuons les vacances
On va leur péter 20 chaînes de télévision
Ca va leur zapper
Leur envie d'rébellion

Allez fusillons les droits d'l'enfance
Augmentons l'temps d'travail
Diminuons les vacances
Faut qu'les parents bossent
Faut qu'les parents bossent
Pendant qu'la police
S'occupe de leurs gosses

Aller fusillons notre jeunesse
Fini les feignants
Remplis d'allégresse
Fini les rave party
Tout le monde au fitness
Le sport c'est la santé,
Les jeunes font qu'se droguer

Allez sortons le gouvernement
Impunité zéro
Pour notre président
Prison pour les ministres
Qui se sont augmentés
Pendant que la moitié du peuple
Se bat pour bouffer

Allez sortons le gouvernement
Impunité zéro
Pour notre président
Il est sûr'ment plus coupable
Que la misère des enfants
Qu'il veut enfermer
En bon dirigeant

Allez sortons le gouvernement
Il faut avancer
On est intelligent
On va user les pavés,
User les pavés, user les pavés
Et ils vont reculer

{x5:}
User les pavés,
User les pavés, user les pavés
Et ils vont reculer.

# Posté le samedi 30 juin 2007 07:14

L'histoire d'un pays face au jacobinisme

L'histoire d'un pays face au jacobinisme
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HISTOIRE D'UN ETHNOCIDE
HISTOIRE D'UNE RESISTANCE






La liste d'évènements suivants, petits ou grands, est loin d'être exhaustive. Ce ne sont que quelques exemples, parmi de très nombreux autres, symptomatiques de la politique répressive de l'Etat français envers la Bretagne et les Bretons et de la résistance de ces derniers.

- 1675 : les paysans de Basse Bretagne se révoltent contre l'Etat Français qui vient de lever un nouvel impôt. Cette révolte nommée Révolte du Papier Timbré ou Révolte des Bonnets Rouges sera brutalement réprimée par les troupes françaises et des milliers de Bretons seront massacrés jusqu'en 1676

- Entre 1718 et 1720 une soixantaine de nobles Bretons, suivis par la population, s'unissent pour faire respecter le traité d'union avec la France de 1532. Le complot est déjoué et quatre des leaders sont exécutés, sans avoir bénéficié d'un jugement équitable. Parmi eux se trouvait Pontcallec, qui devint le sujet d'une célèbre chanson.

- En 1790, le Parlement de Bretagne, symbole de l'autonomie bretonne, est supprimé par les autorités françaises.

- Durant la guerre Franco-Prusse de 1870, une armée bretonne de 60,000 hommes est levée par l'état français pour "défendre la patrie". Mais craignant une rébellion, ces dizaines de milliers de soldats sont parqués à Conlie, près du Mans, dans la boue, sans nourriture, sans soins... Plus d'une centaine d'hommes mourront suite à ces mauvais traitements.

- A partir de la moitié du 19ème siècle, les instituteurs français ont pour mission de "tuer la langue bretonne" (extrait du discours d'un sous préfet du Finistère aux instituteurs locaux). Cette déclaration de guerre similaire à celle que fit Franco dans les années 30 aux langues catalanes et basques prit toute son envergure du début jusqu'à la moitié du 20ème siècle. Des panneaux "Interdits de cracher par terre et de parler breton" furent placardés dans les écoles de Bretagne et les élèves pris en train de parler dans leur langue maternelle étaient punis (port d'un objet dégradant, punitions corporelles...). Elevés dans une culture de la honte pour leur propre langue et culture, les Bretons se retrouvent forcés à abandonner leur identité linguistique pour le Français. Cela se traduit aujourd'hui par une chute colossale du nombre des Bretonnants. Les nouveaux bretonnisants se retrouvent souvent face à une situation où leurs parents ou grands-parents leurs conseillent de ne pas apprendre cette langue qui les a tant fait souffrir.

- En 1898 est fondé l'Union Régionaliste Bretonne, premier parti national breton, cherchant à faire respecter les droits de la Bretagne.

- Entre 1902 et 1903, plus d'une centaine de religieux bretons ne reçoivent plus de paye de l'Etat (l'Etat et la religion n'étaient pas séparés à l'époque) sous prétexte qu'ils enseignent le catéchisme en Breton, pourtant seule langue parlée par la majorité de la population locale.

- Les Bretons paient le plus chèrement l'hécatombe de la première guerre mondiale. Envoyés en première ligne, ils seront entre 130,000 et 240,000 à périr à la guerre, soit entre 22% et 44% des hommes mobilisés par l'état français.

- Entre 1831 et 1968, 1,136 millions de Bretons quittent leur terre natale pour fuir la misère et ce pays dont ils ont, grâce aux Français, une image négative. Jusqu'à la fin des années 70, les immigrés bretons sont utilisés pour tous les travaux dont les Français ne veulent pas (bonnes, éboueurs...), sont traités avec dédain et payés au lance pierre.

- En 1905 apparaît Bécassine "sotte, naïve, ignorante et maladroite, fidèle bonne à tout faire" (in Dictionnaire du Patrimoine Breton), un personnage de BD qui devient l'archétype de la Bretonne arriérée aux yeux des Français. Une représentation raciste qui fera énormément de dégâts auprès des Bretons et plus particulièrement auprès des immigrants bretons montés travailler à Paris jusqu'au début des années 80. Les journaux français de l'époque tiennent de toute manière un discours anti-bretons très prononcé, traitant la langue "d'idiome barbare" et de "charabia" et les habitants de l'Extrême Ouest de "bons à coloniser", "fanatiques", "tristes bateleurs" ou encore "antifrançais" - un dernier terme loin d'être négatif cependant à nos yeux !

- 1932 : l'organisation politique secrète Gwenn Ha Du fait exploser la sculpture dite de la honte représentant l'union à la France où l'on peut voir Anne de Bretagne agenouillée.

- Le Ministère de l'Intérieur interdit en 1939 la publication de "Histoire du Peuple Breton" de Maurice Duhamel, ouvrage historique offrant une approche non française de l'histoire de la Bretagne.

- 1961, après Pétain, qui avait déjà enlevé la Loire Atlantique de la Bretagne, Michel Debré ampute de nouveau le pays de cette région phare. Les Bretons sont actuellement plus de 65% à vouloir le retour de la Loire Atlantique à la Bretagne, avec une pointe de plus de 70% pour les habitants de Loire Atlantique.

- 1966 le sigle BZH est interdit de port, notamment sur les voitures.

- Cette même année apparaît le Front de Libération de la Bretagne qui fera raisonner sa colère - à coup de bombes - contre l'état français dans toute la Bretagne et la France durant les années 70 et 80

- L'association Skoazell Vreizh (Secours Breton) se monte pour venir en aides aux prisonniers bretons et à leurs famille. Skoazell Vrezih est toujours actif de nos jours et poursuit le combat.

- En 1977 plusieurs familles bretonnes montent l'association Diwan, dont le but est d'enseigner le Breton à l'école.

- Dans les années 70 et 80 des milliers de panneaux indicateurs routiers (noms de villes, de rues...) sont détruits afin de réclamer un affichage en breton ou du moins bilingue.

- Des nationalistes bretons sont actuellement incarcérés en France, sans jugement et - paradoxe - sans aucun respect des lois de l'Etat Français. La Ligue des Droits de l'Homme a déjà communiqué sur ses faits et en particulier sur les conditions de détention de certains de ces prisonniers qui nécessitent des soins médicaux urgents.

- L'Etat Français est le seul état européen à refuser de signer la Charte des Langues Minoritaires, refusant ainsi de facto de reconnaître l'existence des Bretons, Basques, Corses, Alsaciens... et de leurs langues.

- Des campagnes récurrentes de la part des médias français (Télérama, Charlie Hebdo...) tentent depuis plusieurs années de discréditer le mouvement national breton en essayant de faire passer le mouvement breton dans son entier comme d'extrême droite et collaborateur - en "oubliant" toujours de parler des nationalistes bretons qui luttèrent contre les nazis durant la seconde guerre mondiale et du fait que le mouvement actuel est résolument de gauche, anti-fasciste et anti-raciste.

- Selon un sondage IFOP/ Le Télégramme, 24 % des Bretons sont pour l'indépendance

Ces différents faits, parmi de nombreux autres (pour plus d'informations sur la répression en Bretagne avant le 20ème siècle, se rapporter à "Comment Peut-on Être Breton" de Morvan Lebesque, "Les révoltes bretonnes de 1675" de Y. Garlan / C. Nières...) sont symptomatique d'un ethnocide - la volonté d'un état de détruire une autre culture.
Alors que le comportement des colons européens aux quatre coins du monde (Amérique du Sud, Afrique, Asie...), de Franco en Espagne, du gouvernement chinois au Tibet, ou du gouvernement mexicain au Chiapas, bref d'états qui, par des moyens très divers ont tenté ou tentent encore de faire disparaître des cultures minoritaires, sont (ou ont été) bien heureusement montrés du doigt par les médias et de nombreux gouvernements, l'ethnocide breton est un sujet tabou qui n'est pas enseigné à l'école, qui ne bénéficie d'aucune étude écrite par des non-bretons et que le gouvernement français refuse toujours de reconnaître.

Cette autre "histoire de la France" dont les historiens, professeurs et chercheurs français ne semblent guère se soucier casse totalement l'image démocratique que la France s'est créée. Cela ne semble pourtant pas poser de problèmes pour le fameux pays des Droits de l'Homme de proclamer d'un coté que tous les hommes naissent libres et égaux et, d'un autre coté, d'essayer de réduire un peuple au silence.

La politique centraliste - jacobine - de l'état français n'a cessé, depuis le début du siècle, d'utiliser les Bretons pour ses bases œuvres (première guerre mondiale, main d'œuvre bon marché...) tout en s'efforçant de nier leur existence même.

Les militants de la cause bretonne ont, depuis les années 90, subis un renforcement de la répression à leur encontre. Incarcération prolongée sans jugement, campagnes de diffamation et d'intimidation, perquisition et arrestation brutale en plein milieu de nuit, destruction de matériel... Le harassement judiciaire ne semble que s'intensifier, sans qu'aucune "faute" ne puisse pour autant être reprochée aux militants incriminés. Voir en particulier "l'attentat" de Quévert où le mouvement Breton fut tout de suite mis en cause par tous les médias français, sans que jamais la moindre preuve ne puisse jamais venir soutenir ces accusations. De nombreux éléments, (relayés, avec beaucoup de retard, par Le Monde notamment) semble montrer que cette explosion mortelle ne serait peut-être pas sans rapport avec la police locale...

Source: Dihun

# Posté le dimanche 03 juin 2007 16:08

Modifié le mercredi 06 février 2008 17:57